Université et Coopération : pourquoi ?

ULB-Coopération : voici maintenant plus de six mois que notre nouvelle structure est opérationnelle. Les deux années qui viennent de s’écouler ont requis un travail considérable de stratégie, d’organisation, d’administration et de communication pour mettre en place cette nouvelle ONG adaptée au nouveau contexte de la Coopération au Développement. Ces efforts au niveau de la structure centrale ont été portés par notre raison d’être fondamentale : les projets de développement et de coopération dans les pays du Sud.

L’implication de l’ULB dans la Coopération au Développement n’est pas récente puisqu’elle débute il y a 75 ans, au départ de la Faculté de Médecine avec la création du CEMUBAC et de ses activités en RdC. Depuis cette époque de pionniers, les activités se sont diversifiées tant géographiquement qu’au niveau des disciplines.

Aujourd’hui, l’ULB collabore avec des dizaines d’universités dans des pays en développement. Les principales d’entre-elles sont en RdC (Unilu à Lubumbashi et Unikin à Kinshasa), au Bénin (Abomey-Calavi à Cotonou), au Sénégal (Cheik Anta Diop à Dakar) et au Burkina Faso (Université de Ouagadougou). Sans oublier le Vietnam (Phan Nogc Thach à Ho Chi Min City) et l’Institut Technique du Cambodge.

Plus de 150 professeurs et chercheurs de l’ULB sont engagés dans des projets d’ULB-Coopération et notre université accueille chaque année une quarantaine de doctorants issus des pays du Sud auxquels sont attribuées des bourses leur permettant d’approfondir leur formation.

Outre la Faculté de Médecine et l’École de Santé Publique, les principales facultés participant aujourd’hui à nos efforts sont l’École Polytechnique, la Faculté des Sciences (et plus particulièrement l’École Interfacultaire de Bioingénieurs) ainsi que la Faculté d’Architecture La Cambre Horta. Pour un certain nombre de projets agraires, nous travaillons également en collaboration avec la Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, dont la compétence en la matière est incontestable.

Les motivations pour l’implication d’une institution universitaire dans la coopération au développement sont multiples. Tout d’abord, évidemment, la mise à disposition des compétences scientifiques et académiques de l’ULB au service du renforcement de nos partenaires universitaires du Sud. Et l’enrichissement n’est pas à sens unique : amélioration de nos connaissances, débouchés pour nos chercheurs et apprentissages mutuels sont le menu quotidien de tous ceux qui participent à cette exigeante mais exaltante aventure sans cesse renouvelée.