Burkina Faso : l’urgence humanitaire perdure 

Les violences perpétrées par les groupes armés sur les populations persistent au Burkina Faso. Cette insécurité a engendré près de 240.000 personnes déplacées qui ont fui la menace terroriste. Outre la crainte pour leur vie, l’accès à l’eau et l’insécurité alimentaire constituent de graves menaces. Les mois de juin à septembre constituent la période de « soudure » : période durant laquelle les denrées de la récolte précédente se font rares, et la récolte suivante n’est pas encore prête. Les stocks sont bas actuellement et le déplacement des populations a provoqué l’abandon d’un nombre considérable de champs de culture. Avec un suivi des cultures qui n’a pu être fait, la prochaine récolte sera très probablement moindre. À ces éléments directement anthropiques, s’ajoutent les dérèglements climatiques qui impactent aussi le rendement des cultures. Le Programme alimentaire mondial (PAM) s’alarme : près de 688.000 personnes se trouvent aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire.

Les attaques et la menace terroriste fragilisent l'ensemble des aspects de la vie des populations. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), depuis décembre 2018, ce sont plus de 500.000 personnes qui ont perdu l’accès aux soins de santé à cause de ces attaques. Nombre d’écoles ferment – certains parlent de plus de 300.000 enfants concernés –, et ces fermetures portent en elles des effets qui se feraient encore davantage ressentir dans plusieurs années, suite à un niveau d'éducation trop bas.

Les projets que nous menons dans ce pays ne sont pas remis en question actuellement, notre engagement reste entier. Les équipes d’ULB-Coopération travaillent à adapter les activités aux nouvelles conditions d'insécurité croissante.