La charte éthique du ministre De Croo : quelques précisions

Une nouvelle charte éthique 

Dans le journal Le Soir du 18 juillet 2018, un grand titre: «Presque toutes les ONG belges ont signé une charte éthique». Un sous-titre: «Une initiative lancée par le ministre de la coopération, Alexander De Croo». Dans l’article qui suivait, on pouvait lire que «presque toutes les ONG belges -76 sur 83- ont signé la nouvelle charte d’intégrité, une initiative lancée par le ministre de la coopération, Alexander De Croo, après le scandale impliquant des membres de la branche britannique d’Oxfam à Haïti. Les dernières signatures sont attendues d’ici la fin du mois. Cette charte impose notamment aux 83 ONG belges d’élaborer un code éthique et de former leur personnel aux questions d’intégrité…»

Quelques précisions 

Même si le contenu de cette charte n’est pas à discuter, il aurait été plus juste de pouvoir lire: «le ministre de la coopération, Alexander De Croo a imposé aux ONG la signature d’une nouvelle charte éthique malgré les nombreux outils dont elles disposent déjà». En effet, ULB-Coopération, comme beaucoup d’autres organisations, n’avait bien entendu pas attendu l’affaire Oxfam ni l’initiative du ministre pour mettre en place plusieurs instruments permettant de garantir au mieux l’intégrité, la transparence et l’éthique.

Nous avons plusieurs fois fait allusion à ces mécanismes dans ces lignes. Citons notre système de contrôle interne dont l’efficacité a été saluée par notre réviseur aux comptes, ou encore les audits externes organisés annuellement pour chacun de nos projets qui n’ont décelé aucun manquement. Mais également, notre charte que signe chacune de nos collaboratrices et chacun de nos collaborateurs lors de son engagement. Charte très complète, élaborée avec l’appui de l’Assemblée générale lors de la création d’ULB-Coopération, soit bien avant l’initiative (peut-on ajouter le mot médiatique?) du ministre.

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