Carte d'identité de la RDC
Capitale Kinshasa
Superficie 2 345 409 km²
Régime Semi-présidentiel
Président Joseph Kabila
Population 77.3 millions (PNUD)
Indice de développement humain 0.435 (2015), 176e rang sur 188 pays, données PNUD 
Langues Français, kikongo, lingala, swahili, tshiluba et >200 autres

SITUATION POLITIQUE

La République démocratique du Congo est un état politiquement fragile. Le pays a connu un passé difficile marqué par des guerres et une dictature.

Le président actuel, Joseph Kabila, a été élu en 2006, après avoir présidé un gouvernement de transition à partir de 2001. Il fut réélu à la tête du pays lors des élections de 2011. Le prochain scrutin constitue un enjeu important. D’aucuns s’inquiètent que l’actuel président s’accroche au pouvoir alors que la constitution interdit la tenue d’un troisième mandat. Les opposants de Kabila s’alarment des changements de calendrier des élections, et des violences ont déjà été observées.

ENVIRONNEMENT ET RESSOURCES NATURELLES

La RDC possède un capital naturel particulièrement important. Le pays dispose de la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, de la plus grande biodiversité d’Afrique et de plus de 50 % des ressources d’eau douce du continent. Elle dispose également de près de 80 millions d’hectares de terres arables et d’une variété de gisements importants de ressources extractives et non renouvelables, comme le cuivre, le cobalt, l’or et l’étain. Le pays fournit ainsi d’importants services écosystémiques, tant à l’échelle internationale (climat) et régionale (eau) que locale.

Ce contexte climatique, hydrologique et géologique est favorable au développement socio-économique du pays. Environ 70 % de la population vit en milieu rural et les activités reposent principalement sur les ressources naturelles (agriculture, pêche, chasse, cueillette, exploitation de bois, exploitation artisanale minière).

Malgré cet énorme potentiel, l’exploitation des ressources naturelles pose aussi des défis environnementaux importants. La faune et la flore sont plus que jamais sous pression. Les cours d’eau sont pollués par le déversement de substances utilisées dans l’exploitation minière ou industrielle. L’air est également pollué, principalement à cause de l’usage du bois-énergie. La dégradation de l’environnement a un impact sur la santé de la population du pays. Beaucoup n’ont pas accès à l’eau potable, cause majeure des maladies hydriques, telles que le choléra et la diarrhée. La pollution de l’air extérieur ou intérieur génère également un nombre croissant de maladies respiratoires.

AGRICULTURE

La RDC dispose d’un potentiel sylvo-agricole et d’élevage considérable, avec une superficie cultivable estimée à 80 millions d’hectares. Seuls 10 % des terres arables sont aujourd’hui cultivées, ce qui offre un potentiel d’accroissement agricole parmi les plus importants du monde. Ces terres sont toutefois fragilisées et peu fertiles actuellement. En développant une sylviculture adaptée aux conditions climatiques, sociales et écologiques, le pays serait capable de nourrir près de deux milliards de personnes.

L’agriculture occupe plus de 74 % de la population active, mais elle ne contribue que pour 35 % à 40 % du PIB.

SANTÉ

La RCD est en transition épidémiologique. Cela signifie le passage, sous l’influence du développement socio-économique, d’une mortalité causée principalement par des maladies infectieuses vers une mortalité causée de façon dominante par des maladies chroniques et dégénératives.  

Le secteur de la santé en RDC est largement sous-financé. Le budget consacré à ce secteur reste très bas (16 $/capita/an). Une des conséquences est le faible taux d’utilisation des services de la santé par la population, faute de moyens financiers. Outre l’accès financier, le manque d’infrastructures dans certaines provinces limite l’accès des populations aux services et soins de santé. Finalement, l’approvisionnement en médicaments fait également l’objet de nombreux problèmes en termes de gestion, de recouvrement des coûts et de couverture du territoire.

En termes de ressources humaines en santé, le personnel se voit souvent mal et/ou irrégulièrement payé et travaille dans des conditions difficiles. De nombreux problèmes administratifs, tels les agents « fantômes » (personnel à la retraite mais qui continue à travailler faute de paiement des pensions) viennent encore noircir le tableau.

ÉCONOMIE

La pauvreté reste largement répandue, même si le pays a réalisé d’importants progrès dans la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), avec un gain de 11 places dans le classement mondial 2014 de l’indice de développement humain (IDH).

D’importants défis de planification et de financement du développement urbain doivent être relevés par le pays, pour assurer un meilleur cadre de vie et capitaliser sur les opportunités qu’offre l’urbanisation.

La croissance de l’économie congolaise a décéléré à 7,7 % en 2015 contre 9,2 % en 2014, une tendance qui devrait se poursuivre en 2016 (7 %), avec un rebond attendu à partir de 2017 (8 %).

En 2015, la croissance économique s’est établie à 7,7 % contre 10,3 % initialement programmée et 9,2 % en 2014, soutenue par les industries extractives, les transports, les télécommunications et les industries manufacturières. L’inflation a été contenue à 0,8 % et le taux de change du franc congolais (CDF) contre le dollar américain (USD) est demeuré stable, avec une fluctuation de 0,2 %. Malgré la baisse drastique des cours des matières premières, la stabilité macroéconomique a été préservée, grâce à un resserrement des recettes fiscales, des réserves internationales et à la hausse du déficit courant. L’activité économique devait enregistrer un léger ralentissement à 7 % en 2016 avant de s’accélérer à 8 % en 2017, avec le redressement des cours miniers attendu à partir de l’année 2017 et des effets positifs des réformes structurelles et de la reconstruction des infrastructures. Pour renforcer la stabilisation et la résilience de l’économie vis-à-vis des chocs, le gouvernement a adopté en janvier 2016 une série de 28 mesures urgentes et a décidé, dans le cadre du plan national stratégique de développement (PNSD) en cours d’élaboration, de diversifier son économie et élargir sa chaîne de création des valeurs.

SOCIÉTÉ CIVILE

Le tissage de la société civile en RDC est un phénomène récent. Plus de 90 % des organisations de la société civile ont été créées après 1998 et plus de 60 % après 2003. Ces organisations, jouissant d’expertises diverses, disposant d’une bonne connaissance du terrain et des problématiques locales, représentent différentes catégories d’acteurs et sont présentes à plusieurs niveaux (national, provincial et local). Néanmoins, leurs compétences techniques, de gestion et leurs capacités managériales demeurent parfois limitées et leurs ressources financières s’avèrent restreintes et/ou dépendantes de bailleurs de fonds. La légitimité dont jouissent ces organisations de la société civile est assez variable, et les fractures internes sont légion.

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